HISTORIQUE DE LA CIDRERIE

En 1924, M. Saugrain Pierre Marie deviens entrepreneur en créant le cidre VALLEE DE LA SEICHE à Janzé (25 Km de Rennes). Il commercialise alors uniquement son cidre en vrac, en citernes ou en fûts. A son décès le 2 juin 1928, sa femme continue d’exploiter la cidrerie jusqu’à son propre décès le 7 mars 1940. C’est alors leurs fils, Pierre Saugrain, qui continuera la production de cidre, jusqu’au 18 février 1953, date de son décès.

M. Lemoine Maurice achète alors cette entreprise familiale et lui fait prendre un premier virage en instaurant deux nouveautés. La première qui est de créer deux gammes de cidres différents (brut et demi-sec), la deuxième étant le début de la commercialisation de cidre en bouteilles (75cl, 37,5cl et 25cl).

En 1991, M. Maman Michel rachète l’entreprise suite au départ à la retraite de M. Lemoine.

En 2001, la cidrerie MAMAN décide de produire un cidre fermier et de se positionner dans un secteur géographique nouveau. Pour se faire, M. Maman reprend un verger situé dans les Côtes d’Armor à Kerpellen sur la commune de Trévérec.

Aujourd’hui, la cidrerie de La Vallée de la Seiche est une petite cidrerie artisanale Bretonne d’Ille et Vilaine qui propose des produits élaborés à base de pommes et poires rigoureusement sélectionnées au sein de nos vergers bretons.

Nous sommes toujours soucieux :

– D’innovations avec par exemple

le Ratapoire, équivalent du pommeau élaboré avec de la poire le Blanc de Pommes qui équivaut à un vin blanc mousseux à la pomme destiné à accompagner fruits de mers, poissons et crustacés.

Le cidre aromatisé a la rose a consommer en aperitif.

Le vinaigre de cidre naturel non pasteurisé.

– De fournir des produits de qualité à notre clientèle.

C’est pourquoi la cidrerie de La Vallée de la Seiche s’inscrit dans un registre de produits de terroirs reconnus de qualité, par la production de produits AOC (Pommeau de Bretagne et Fine Bretagne).

Nous sommes artisan producteur de fruits, transformateur, innovateur et distributeur direct de nos produits.

LA PRODUCTION DE CIDRE A JANZE

Janzé doit son essor à la qualité de son terroir, à sa terre richement chargée d’humus. Cette ville se situe à 25 kilomètres au sud de Rennes dans le prolongement du bassin rennais.

La région qui s’étend de Janzé à Rennes constitue ce que l’on appelle la vallée de la Seiche. C’est un pays très riche propice à la culture du pommier. De tout temps on y a fait du cidre. Autrefois, c’était la boisson qui assurait la servitude du personnel dans les fermes. Effectivement, la culture du pommier en plein champ et la fabrication du cidre à la ferme constituaient une grosse part du travail d’exploitation et assuraient un bon revenu aux fermiers.

Pendant la période située entre les deux guerres, 1914-1918 et 1939-1945, cette proximité avec Rennes a favorisé le commerce du cidre. Nombre de fermes fabriquaient entre 150 à 300 barriques mis dans des fûts de bois de 5 à 6 barriques (12 à 15 hectolitres) stockés dans un cellier situé au nord des bâtiments de ferme. Chaque matin un défilé de charrettes conduisait le cidre à Rennes. Chaque charrette était tirée par un ou deux chevaux suivant le nombre de fûts qu’il fallait emmener.

Janzé se situait à la limite de distance nécessaire pour que le cidre puisse être livré entre 6 et 8 heures dans les cafés. Ainsi, monsieur Grosdoigt, exploitant à la Touche Nicole à Janzé, partait vers 3 heures du matin pour conduire le cidre jusqu’à Rennes. Là, les encaveurs se chargeaient du délicat travail de descente et de mise en place des fûts dans les caves. Certains débitants bien placés arrivaient à vendre un fût par jour. On tirait le cidre à la clef et les consommateurs venaient avec des sacs et des musettes remplis de bouteilles d’un litre. En dehors de ce débouché rennais il y avait un débouché local. En effet, le marché du mercredi à Janzé écoulait beaucoup de produits de la ferme.

Au-delà de cette consommation sur place on expédiait du cidre vers des régions non productrices situées en bord de mer, notamment en Loire Atlantique et dans le Morbihan. Ce transport se faisait en fûts par camion et par train. On chargeait les fûts sur des wagons tombereaux à l’aide d’une grue placée dans les gares.

Le pommage de Janzé, c’est-à- dire l’ensemble des variétés de pommes à cidre de la région, a très rapidement acquit une grande renommée pour la finesse de son parfum et sa couleur jaune or.

La période de la commercialisation du cidre de ferme a diminué à partir des années 1955-1960 avec l’arrivée du cidre en bouteilles fabriqué et conditionné par les cidreries de la région.

A la même époque une coopérative cidricole ‘‘Les Celliers Réunis’’ s’est implantée à Rennes. Elle collectait les meilleurs cidres fermiers de la région pour les mettre en bouteille et les distribuer sur la ville de Rennes. Le supplément de cidre non vendu pour la consommation était dirigé vers les distilleries pour en faire des alcools de cidre achetés par l’Etat. Sur la région, la distillerie de saint Armel a absorbé tous les excédents jusqu’aux environs de1958, date à laquelle l’Etat a financé une partie de la conversion des contingents d’alcool en fabrication de concentré de jus de pommes destinés à l’exportation. Seules les variétés de pommes aigres rentraient dans la fabrication de concentré pour l’exportation et étaient payés plus chères. Les pommes douces déclassées continuaient à aller en distillerie. C’est pour cela que les producteurs de pommes se sont petit à petit désintéressés de la pomme douce.

Puis il y a eu des subventions pour aider à arracher des pommiers pour mettre fin à ces excédants. En 1964, suite à la mécanisation de l’agriculture, les pommiers haute tige disparaissent des champs et la plantation de vergers intensifs se met en place afin de rentabiliser la production des pommes.

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